Alice in process…

Instead of the question “Who is Alice?” there are now paths leading to what Alice might come to be…

6 Feb 2012

Alice by Thomas Perino



Thomas Perino


A tradição de ilustradores de Alice que povoam nossa imaginação são em grande parte herdeiras das ilustrações originais de  John Tenniel (1865) que aprendemos a acreditar que são as mais "fiéis" aos textos de Carroll. 


Pensemos  nos livros de Alice em suas complexidades e paradoxos que desestabilizam  o sentido e os limites da linguagem. Me pergunto então que imagens  desafiariam Alice não na busca da  semelhança, mas da diferença, não na busca da identidade, mas do paradoxo, não nas descrições das cenas e personagens, mas nos devires.

São muito especiais essas Alices de Thomas Perino. Elas transitam em espaços paradoxais aonde Alice se perde e se encontra, enfatizando os aspectos lógicos do texto de Carroll. Entre geometrias impossíveis e quebra cabeças, suas Alices se desdobram  e multiplicam  indo além da estória narrada e da representação, promovendo diálogos com os invisíveis pulsantes no texto. 


Tomas Perino se alimentou de Escher e suas geometrias impossíveis, de Hans Bellmer e suas bonecas que são como jogos e articulações de corpos fragmentados como anagramas. O artista também bebeu da filosofia de Deleuze (Lógica do Sentidoque desafia radicalmente o sentido no acontecimento e na superfície da linguagem.


A Alice de Thomas Perino faz diferença. Podemos então pensar que  ser fiel à Alice não significa ser fiel ao texto, mas criar sentidos múltiplos partindo de uma fonte inesgotável que não sabemos ao certo, se está no texto, ou em nós mesmos, mas em encontros efervecentes num eterno vir a ser.  




The tradition of illustrators of Alice that populate our imaginations are largely inherited from original illustrations by  John Tenniel, that we learn to believe are the most "faithful" to the text. 

 Let's think about the Alice books in their complexities and paradoxes that challenges the boundaries of language. Facing that, I wonder, which Alice illustrations would search not similarity, but the difference, not identity, but the paradox, not descriptions of the scenes and characters, but  transformations.

 These images by Thomas Perino makes difference. They present some paradoxical spaces where Alice gets lost and found, stimulated by the logic dimension of Carroll's texts. Among impossible geometries and puzzles, these Alices unfold and multiply themselves  in direction not to the representation, but the challenges and dialogues with the pulsating invisible on the text. 

 Tomas Perino fed from Escher and his impossible geometries, Hans Bellmer dolls and their fragmented bodies jointed in games like anagrams. The artist also drank form Deleuze's (Logic of Sense)  philosophy that challenge  the surface of language and the nature of becomings

Works like that make us think that being faithful to Carroll's Alices means to defy the already known and stagnant. Being faithful to Alice means be affected by an endless source of creativity that we do not know for sure if it is in the text, or in ourselves, but in endless encounters  in a nevereding becoming.


Alice Liddell by Lewis Carroll in the manuscript of 
Alice's Adventures under Ground"


"Durant cette période je lisais un ouvrage de Douglas Hofstadter, professeur en sciences cognitives, intitulé "Gödel, Escher, Bach". Celui-ci se proposait de faire le lien entre le théorème d'incomplétude du mathématicien Kurt Gödel (qui pour une raison étrange me fascinait depuis quelques années), les dessins "impossibles" d'Escher, et la construction dans la musique de Bach; il traitait également de nombreux sujets tels que le codage génétique ou encore la philosophie zen. Mais le sujet central de son livre se trouvait être les phénomènes récursifs et leur rôle dans le mode de fonctionnement de l'esprit humain." 


Thomas Perino




Escher




The Looking Glass house by the russian artist
Kalinovskii


"Le paradigme des transformations d'Alice est clairement le moment où elle se retrouve piégée dans la maison du lapin blanc, après avoir grandie de manière inattendue à l'intérieur de celle-ci. Or, dans ce chapitre, la transformation d'Alice est d'une telle ampleur que celle-ci fait corps avec la maison dans laquelle elle est enfermée. Cela pose un problème de représentation majeur: comment montrer Alice? On peut tout aussi bien montrer celle-ci à l'intérieur de la maison, mais ce faisant on occultera la maison elle même ainsi que le bras d'Alice qui sort par la fenêtre, ou bien on choisira de montrer l'extérieur de la maison, mais dans ce cas que restera-t-il d'Alice à montrer? Il faut donc pouvoir être en mesure de montrer tout à la fois l'intérieur et l'extérieur de la maison. On se trouve donc dans une problématique ayant trait à des rapports de surfaces. Il me semblait que ce problème pouvait se résoudre par l'acceptation du fait que la représentation de l'image se résout en terme de plans, plan de la maison, planéité de l'image d'Alice. Deux sources d'inspiration me permirent de solutionner ce problème. Je pensais aux recherches cubistes d'une part, dont la volonté était de modéliser un objet en trois dimensions sur le plan du tableau, et je pensais d'autre part aux réflexions d'Hans Bellmer sur la permutabilité des éléments du corps humain. En considérant la possibilité d'associer ces éléments de réflexion je décidais donc d'utiliser les rapports de lignes et de surfaces pour montrer à la fois l'intérieur et l'extérieur de la maison. J'utilisais pour ce faire des liens de continuité et de discontinuité entre l'architecture de la maison et celle du corps d'Alice." 
google translator

Thomas Perino





Hans Bellmer


Hans Bellmer



Leah Wolff


No comments:

Post a Comment